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Une image dérangeante : focus sur le procés des franchisés Stephane Plaza

  • donatienleboeuf
  • 19 janv.
  • 2 min de lecture

Le jugement historique : les franchisés Stéphane Plaza obtiennent réparation pour « perte de réputation »

 

En ce début d’année 2026, le réseau d’agences immobilières Stéphane Plaza se trouve au cœur d’une crise judiciaire sans précédent. Le 17 décembre 2025, le tribunal des affaires économiques de Paris a rendu un jugement historique : le groupe Stéphane Plaza France (SPF) a été condamné à indemniser une agence franchisée à hauteur de 117 000 euros pour « perte de réputation de la marque ». Cette décision, rendue publique le 7 janvier 2026, marque un tournant pour les franchisés du réseau, dont beaucoup envisagent désormais de lancer des actions similaires.

 

Le problème du lien indissociable entre l’image de la marque et la personne de Stéphane Plaza 

 

Le tribunal a souligné que « la personne de Monsieur Stéphane Plaza constitue un élément central de l’image de marque du réseau ». Les contrats de franchise stipulaient en effet que le franchisé devait « respecter l’image et la personne de Stéphane Plaza », tandis que le franchiseur s’engageait à garantir la réputation et la notoriété de la marque. La condamnation pénale de Stéphane Plaza en février 2025 pour « violences habituelles » sur une ancienne compagne a donc eu un impact direct sur l’attractivité et la crédibilité des agences portant son nom.

 

Des conséquences économiques dramatiques pour les franchisés 

 

Les agences franchisées ont subi une chute brutale de leur chiffre d’affaires, parfois jusqu’à 50 %, ainsi que des actes de vandalisme et des désaffections de la clientèle. Certaines ont vu leur valeur de revente s’effondrer, et plusieurs franchisés ont déjà engagé des démarches pour quitter le réseau.

 

La création de Sixième Avenue : une tentative de sauvetage 

 

Face à la crise, le groupe SPF a lancé en 2025 une nouvelle enseigne, Sixième Avenue, permettant aux franchisés de se distancier du nom Stéphane Plaza sans augmentation de redevance. Cependant, cette solution ne suffit pas à apaiser les tensions : de nombreux franchisés réclament désormais des indemnisations pour les pertes subies, et le groupe a annoncé son intention de faire appel du jugement.

 

Un « précédent »


Ce jugement ouvre la voie à une série de procédures similaires. Pour les observateurs, cette affaire illustre les risques liés à la personnification extrême d’une marque, surtout lorsque celle-ci repose sur la notoriété d’une personnalité publique.

 

Et demain ? Alors que Stéphane Plaza a fait appel de sa condamnation pénale et tente de relancer son activité, l’avenir du réseau reste incertain. L’audience civile prévue en mars 2026 pourrait retarder l’examen de l’appel, mais les franchisés, eux, ne semblent plus prêts à attendre. La question de la responsabilité du franchiseur en cas de perte de réputation liée à la personne de son fondateur est désormais posée, et pourrait inspirer d’autres secteurs d’activité.

 


 
 
 

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