ACTU DU LUNDI - Une année d'élection présidentielle, quel impact sur le marché immobilier résidentiel ?

Le premier tour aura lieu le dimanche 18 avril 2027, le second le 2 mai. À moins de six mois du scrutin, une question revient dans nos échanges avec les propriétaires, les investisseurs et les familles : faut-il acheter ou vendre maintenant, ou attendre ?
Un sujet qui pèse déjà sur les décisions
Le logement s'impose comme un enjeu de campagne. Un sondage Odoxa de mai indique que 90 % des Français attendent plus de logements de la part des candidats. Côté comportements, 33 % des Français déclarent que l'issue de l'élection pourrait avancer ou reporter leur projet immobilier, et pour une majorité d'entre eux, il s'agit d'un report (21 % des personnes interrogées).
Ce que l'on sait, et ce que l'on ignore
Le calendrier électoral est connu, mais le contenu des programmes s'écrit encore. À la mi-septembre, trois candidats n'avaient pas encore rendu public leur volet logement. Ce qui compte pour les acteurs du marché, c'est la visibilité : les investisseurs attendent avant tout un cadre stable et lisible.
Deux repères sont cependant "rassurants" :
Aucune mesure présentée à ce jour ne prévoit d'effet rétroactif sur les acquisitions antérieures, conformément aux précédents des trente dernières années en matière de dispositifs fiscaux immobiliers.
L'encadrement des loyers en zone tendue est reconduit jusqu'au 31 juillet 2027, soit après l'élection.
Le vrai moteur reste ailleurs
L'élection crée de l'attentisme, mais elle n'est pas le premier facteur de marché. Aujourd'hui, ce sont surtout le crédit et la confiance des ménages qui pèsent. Le taux moyen des crédits habitat est passé de 3,27 % en juin à 3,30 % en juillet 2026, et les prix des maisons anciennes reculent (-1,3 % sur un an au T2 2026). S'ajoute une échéance réglementaire : 2027 sera la dernière année pour anticiper l'échéance DPE de 2028.
Notre analyse :
Dans un marché où les vendeurs négocient davantage et où les acquéreurs hésitent, attendre n'est pas neutre : un bien mal estimé/évalué ou mal documenté se vend moins bien, et se discute (encore) plus. La période pré-électorale est donc le bon moment pour sécuriser ses décisions avec des données solides fiabilisées et indépendantes :
une estimation argumentée,
des surfaces et un état du bien détaillé,
une anticipation des obligations énergétiques, climatiques et réglementaires.
Pour résumé : l'élection ajoutera de l'incertitude (dans l'incertitude ambiante), mais pas de rupture annoncée sur les droits acquis. Les projets bien préparés resteront ceux qui se concrétisent, quel que soit le résultat.
Un projet de vente, d'acquisition, d'investissement avant ou après le scrutin ?
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