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ACTU DU LUNDI - Confort d'été et DPE

  • donatienleboeuf
  • 18 août
  • 2 min de lecture

DPE et confort d’été : un indicateur qui existe déjà… mais qui reste largement sous-exploité


La question du confort d’été des logements revient avec force après les épisodes de chaleur que connaît la France.

On entend régulièrement qu’il faudrait créer un nouvel indicateur dans le DPE pour mieux mesurer le risque de « bouilloire thermique ».

Mais l’étude publiée récemment par U.R.B.S. apporte un éclairage intéressant : l’indicateur de confort d’été existe déjà dans le DPE.

Encore faut-il qu’il soit renseigné… et correctement calculé.

L’analyse porte sur 16,4 millions de DPE issus de la base ADEME réalisés depuis juin 2021.

Quelques chiffres méritent particulièrement l’attention :

➡️ 48 % des logements en France métropolitaine présenteraient un confort d’été insuffisant.

➡️ Environ 5,7 millions de DPE logement, soit près d’un sur trois, n’affichent aucun indicateur de confort d’été.

➡️ Pourtant, dans 71 % de ces cas, les données nécessaires au calcul seraient déjà disponibles.

➡️ Le problème est encore plus marqué dans le neuf : plus de 91 % des DPE neufs ne renseignent aucun niveau de confort d’été.

➡️ Et surtout, parmi les logements classés « Bon » en confort d’été, 37 % ressortent comme insuffisants après recalcul, soit environ 637 000 logements.

Ces résultats interrogent moins l’existence de l’indicateur que la qualité de la chaîne de production de la donnée.

Le DPE repose en effet sur cinq déterminants du confort d’été :

• la protection solaire extérieure ;• l’isolation de la toiture ;• l’inertie lourde ;• le caractère traversant du logement ;• la présence d’un brasseur d’air fixe.

Deux de ces critères sont considérés comme prioritaires : la protection solaire et l’isolation de la toiture.

L'étude montre également que la rénovation peut améliorer significativement la situation. Mais elle ne règle pas tout : parmi les logements identifiés comme « bouilloires thermiques », 47 % resteraient insuffisants après les travaux projetés.

Alors, faut-il créer un nouvel indicateur ?

Pas nécessairement.

L’intérêt de cette étude est précisément de déplacer le débat : avant d'ajouter une nouvelle couche réglementaire, commençons par fiabiliser l'indicateur existant.

U.R.B.S. propose quatre pistes :

1️⃣ mieux importer les caractéristiques physiques issues des études thermiques RT2012 et RE2020 dans les DPE neufs ;

2️⃣ rendre le renseignement du confort d’été obligatoire et bloquant ;

3️⃣ mettre en place un contrôle automatique de cohérence entre le classement affiché et les cinq déterminants ;

4️⃣ étendre l’obligation aux DPE d’immeubles collectifs.

Une question essentielle pour l’immobilier

Le confort d’été devient progressivement un critère de valeur, de qualité d’usage et de pérennité du bâti.

Il devrait donc être davantage pris en compte dans l'analyse des logements, les audits énergétiques, les programmes de rénovation… mais aussi, à terme, dans l'appréciation de la valeur immobilière.

Car un logement performant en hiver mais difficilement habitable lors des épisodes de chaleur peut-il réellement être considéré comme un logement performant ?

À mon sens, le débat ne porte donc plus seulement sur la consommation énergétique.

Il porte désormais sur une notion plus large : la performance réelle du logement face au changement climatique.

Une étude à lire, notamment pour tous ceux qui travaillent sur le DPE, la rénovation énergétique et l’évaluation immobilière.

Synthèse - Cabinet Perle Expertise Immobilière

 
 
 

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